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En exclusivité, la parution du nouveau roman policier publié par

AM SEGOULA Edition : "Le shtreimel bleu", dont vous trouverez ci-dessous quelques bonnes feuilles.

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BONNES FEUILLES

                                                               

 

 Le  "Shtreimel bleu" 

 

CHAPITRE    I

COUTEAU ET CULTE

 

 

                                                 

 

   I

l était 14h30. Comme souvent, après le cours de Talmud du Rabbin Lévi, Charvais prenait place sur un banc de la synagogue, et révisait ses leçons. A l’abri, dans un coin discret, il en profitait pour rédiger des textos de mise à jour de son enquête, qu’il expédiait au bureau.

La ‘choule’ respirait la quiétude, le silence rompu seulement par le léger cliquetis des pressions sur les touches du portable. L’inspecteur Charvais somnolait à moitié.

Le premier coup de couteau fut asséné sauvagement sur le flanc gauche,  alors qu’aucun signe annonciateur n’avait éveillé les sens du policier. Charvais ouvrit d’abord la bouche sous l’effet de la surprise, puis ressentit la douleur de la morsure brûlante de la lame. Il suffoquait. Le second coup l’atteignit à la gorge, près des carotides. Benoît Charvais, dans un geste réflexe salvateur, avait pu dévier de sa main l’arme meurtrière. Il parvint à crier. Le troisième coup déferlait sur lui à la vitesse de l’éclair. Par instinct de conservation , par chance , l’inspecteur Charvais se saisit de l’épais volume du traité du Talmud posé devant lui, et le plaça face à son thorax, là où le coup effectivement devait être porté. La lame s’enfonça dans le livre, protégeant ainsi in extremis le policier.

 A cet instant, Charvais vit le plafond tournoyer, les bancs, l’Arche sainte, tout le mobilier et le décor devenir rouge. Il perdit connaissance et s’effondra.

C’est alors qu’une silhouette trapue et vive, telle une ombre, bondit à côté de l’agresseur. Une lutte acharnée s’ensuivit. Un coup de pied circulaire d’une incroyable précision, fit sauter le poignard des mains du tueur. C’était un couteau de commando marin, à lame noire, large, dentelée et tranchante comme un rasoir.

Des cris sourds ponctuèrent des échanges d’atémis, mawashis et kicks, en un combat d’arts martiaux de haut vol.

Arié Tabar, c’était lui, tentait de résister de son mieux à l’énergumène acharné et cagoulé qui lui tenait tête. A n’en pas douter, l’agresseur était un expert, coriace et surentraîné. Arié sentait néanmoins que ses propres coups étaient plus puissants et par la même plus dévastateurs que ceux de son adversaire… lorsqu’il parvenait à les porter ! Car l’autre était aussi souple qu’un félin, doué pour l’esquive.

Soudain, la porte d’entrée principale de la ‘choule’ s’entrouvrit, projetant une lumière vive dans la salle. La haute carrure de Barrautte, suivi de deux inspecteurs (les deux « voyous » en planque), s’encadra dans l’embrasure.

Pendant une fraction de seconde, Arié relâcha  sa vigilance pour vérifier ce qui se passait. Cela lui valut de recevoir un mae-geri défonçant à la pointe du menton. Il s’écroula, foudroyé.

L’agresseur profita du désordre ainsi occasionné pour s’enfuir par la porte d’évacuation d’incendie, certain que les flics hésiteraient à faire usage de leurs armes dans l’enceinte d’un lieu de culte.

Barrautte lança les deux cerbères aux trousses du tueur, qui revinrent bredouilles quelques minutes plus tard. Entre temps, Arié avait recouvré ses esprits, et bien qu’il souffrit de multiples contusions, il parvint à aider le commissaire Barrautte à poser un bandage de premier soin sur les blessures de Charvais. Le car de Police Secours, équipé pour la circonstance, arriva très vite. Benoît Charvais fut transporté aux urgences de la Salpetrière, dans un état désespéré.

 

 

 

 

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  • 27/05/2017
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